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De Croo devant les militaires alliés: «Poutine croyait qu’il pourrait prendre le contrôle de l’Ukraine… Combien il se trompait!»

« Nous défendons notre liberté et notre démocratie. Le monde libre ne se rendra jamais », a clamé le chef du gouvernement sur le tarmac de la base militaire de Constanta en Roumanie devant des soldats belges, français, américains, néerlandais, britanniques, roumains et italiens.

Dès le déclenchement de l’invasion russe en Ukraine, les Alliés ont entamé le déploiement de militaires en divers endroits de la partie orientale de l’Europe. Quatre F-16 belges ont prolongé et élargi leur mission de police aérienne dans la région de la Baltique tandis que 300 soldats ont été envoyés en Roumanie dans le cadre d’un bataillon européen sous commandement français. Au total, en incluant le détachement américain -le plus nombreux –, une brigade de quelque 3.000 soldats étrangers se trouve sur la base militaire Mihail Kogalniceanu de Constanta sur les rives de la Mer noire.

L’invasion russe de l’Ukraine constitue aux yeux du Premier ministre le deuxième tournant que vit l’Europe après la chute du Rideau de fer. Elle vise les valeurs fondamentales qui animent l’Union européenne et l’OTAN : la liberté, la démocratie, l’État de droit et les droits humains.

De Croo devant les militaires alliés: «Poutine croyait qu’il pourrait prendre le contrôle de l’Ukraine… Combien il se trompait!»

L’activation de la Force de réaction de l’OTAN est une première depuis sa création, a-t-il rappelé, et montre que l’Alliance « est plus unie et déterminée que jamais ». « Poutine croyait qu’il pourrait prendre le contrôle de l’Ukraine et saper les fondements de l’OTAN. Combien il se trompait », a-t-il ajouté.

D’après lui, l’invasion de l’Ukraine s’inscrit dans un projet plus large du président russe qui vise à affaiblir toute l’Europe et le projet démocratique. «Qu’on ne se trompe pas: la Russie a une stratégie. Elle n’aime pas l’Ouest, elle n’aime pas l’Europe et cherche à la déstabiliser. Depuis longtemps, ils travaillent sur plusieurs plans: le militaire, l’énergie, la désinformation. Il y avait un doute sur la Russie: est-elle ou non une ennemie? Maintenant, il n’y a plus de doute. Au niveau européen, certains disaient que l’on devait avoir une discussion avec la Russie. Maintenant, on voit que ça ne sert à rien», a-t-il expliqué en marge de son discours.

Le soutien politique, militaire et humanitaire apporté à l’Ukraine se poursuivra, a-t-il assuré. À l’instar du président roumain, Klaus Iohannis, qui s’exprimait avant lui, il a toutefois rappelé la vocation défensive. « L’OTAN est et restera une alliance défensive. Nous n’avons jamais cherché l’escalade, et nous ne le ferons jamais ».

Quelles pourraient être les lignes rouges de l’OTAN à ne pas franchir? «Notre ligne rouge, ce sont nos frontières», a-t-il indiqué en marge de la cérémonie. Le libéral flamand est en revanche resté beaucoup plus évasif sur l’utilisation d’armes chimiques, telle qu’elle est évoquée à propos du siège de la ville portuaire de Marioupol. «Les atrocités que l’on voit tous les jours, c’est certain que c’est difficile à digérer mais la première préoccupation, c’est de protéger notre population. La dernière chose que l’on veut, c’est entraîner le continent européen dans la guerre».

Le Premier ministre a partagé le repas des soldats belges avant de s’envoler pour la Moldavie, dernière étape d’une mission de trois jours qui l’a mené en Slovaquie, Pologne et Roumanie. À chaque fois, la guerre en Ukraine était au cœur des discussions avec ses homologues étrangers.